L’alimentation consciente, c’est être connecté à soi, en assumant tous ses choix, en respectant tout son être et en étant vigilant à ce qui nous entoure. C’est manger selon notre réel besoin et non comme l’environnement nous conditionne.

Le grand défi est de ne pas se laisser distraire pas ce qui se passe à l’extérieur de soi.  Vous savez comme moi que ce défi est énorme. Je parle de la confusion qui est générée par l’entremise des spécialistes et pseudo-spécialistes qui établissent des règles alimentaires multiples et contradictoires qui sont souvent mal interprétées.  Il est primordial de se questionner à savoir si la règle est juste et si elle s’applique à nous.  L’influence sociale, les modes jouent également un rôle important dans la connexion avec soi : fait-on nos choix en fonction de nos besoins ou pour éviter le jugement et la critique? Il y a aussi les distractions virtuelles qui font partie intégrante de nos vies, apportant ses avantages et ses inconvénients.  Je parle bien entendu du web et des réseaux sociaux qui nous amènent à être complètement déconnectés de notre corps et de nos émotions.

Comment être dans la conscience alimentaire

  • En mangeant avec tous ses sens. On regarde d’abord l’aliment, autant sa couleur que sa forme, on sent l’odeur qu’il dégage, on apprécie sa texture en bouche, on écoute son bruit lorsqu’on le mastique, on prend tout son temps pour le gouter, le déguster. Manger se fait une bouchée à la fois, en assumant complètement chacune d’elle.
  • En observant les signaux du corps, afin de ne pas confondre le manque d’énergie qui peut être en lien avec la faim ou la fatigue. Ainsi, on répond au manque d’énergie relié à la fatigue et se reposant et non en mangeant. On répond à la soif en buvant.
  • En observant ses signaux de faim, son goût de manger, ses signaux de satiété. Nul besoin que tout soit parfait, juste accepter que ce soit comme ça présentement et que tout change.  Vous vous améliorez beaucoup plus si vous avancez lentement dans la direction de la pleine conscience que si vous vous mettez de la pression à performer.  La performance est à l’opposé de la pleine conscience.  N’oubliez pas que votre programmation ne date pas d’hier, laissez-vous du temps pour vous reprogrammer.
  • En prenant conscience de ses pilotes automatiques et de ses conditionnements en lien avec son alimentation. Ces pilotes automatiques sont : manger à heure fixe, même lorsqu’on n’a pas du tout faim et qu’on peut faire autrement, finir son assiette parce qu’on déteste le gaspillage, aller directement au frigo aussitôt arrivé à la maison, etc. Plus on conscientise notre programmation négative face aux aliments plus on peut la transformer de façon à nous faire du bien.
  • En observant le discours intérieur qui part dans toutes les directions, celui qui juge, qui fait des scénarios catastrophes lorsque nous envisageons de manger du sucré ou du gras sans avoir faim.
  • En observant notre habitude de catégoriser les aliments de bons ou mauvais. On chercher à accepter ce qui est là, à entendre le bavardage mental négatif qui nous sabote, tout ça dans l’amour et le respect sans se juger. Ainsi le calme reste présent et on répond correctement à son besoin de se faire plaisir, en dégustant un aliment réconfortant, parfois légèrement plus que nos besoins, mais jamais de façon complètement désorganisée comme c’est le cas dans les compulsions alimentaires.
  • En observant les émotions qui émergent de ce discours intérieur, émotions précieuses qui nous informent que notre mental est surement activé. Il est important de libérer ces émotions et non les refouler, afin que notre discours intérieur redevienne calme, pour ensuite pouvoir poser les actions justes, tout en restant alignées avec notre intention.

On cherche à redevenir le maître de notre mental, que celui-ci soit à notre service au lieu que nous en soyons esclave.

 Les bienfaits observés

  • Apport juste en fonction des réels besoins amenant un poids juste, par la diminution ou l’augmentation de l’apport alimentaire.
  • Satisfaction et contentement au repas rendant beaucoup plus facile la décision de cesser de manger. Le plaisir est au rendez-vous détrônant la culpabilité.
  • Un juste équilibre entre le temps passé à penser à la nourriture et à tout ce qui entoure la prise alimentaire (planification, achat, lecture sur l’alimentation, préparation) et le temps passé à toutes les autres sphères de notre vie.
  • Confiance en son corps, car celui-ci est une machine formidable.
  • Plus d’énergie.
  • Moins de stress.
  • Rétablissement des troubles alimentaires (anorexie, boulimie, hyperphagie, orthorexie bigorexie…)

Contrairement à d’autres types de pratique, les bienfaits de l’alimentation consciente se récoltent à moyen et long terme.  Soyez patients et persévérants.